Attention : tendons fragiles

A l’origine d’une vive douleur, la tendinite est comme son nom l’indique, une inflammation d’un tendon. Bien connue des sportifs, elle survient lors d’un effort trop intense ou répétitif. Ou naturellement, lorsque ces deux causes sont combinées… Les microtraumatismes liés à une course à pied, un mauvais geste récurrent peuvent aussi entraîner une tendinite.

Formés de fibres solides, les tendons relient l’os au muscle. Leur inflammation peut donc se manifester sur différentes parties du corps. Au niveau du coude – c’est le fameux tennis elbow -, de l’épaule, du genou, du poignet ou encore de la cheville… Toutes les articulations sont susceptibles d’être touchées.

La survenue de la tendinite peut résulter de plusieurs facteurs : une mauvaise pratique, une posture inadéquate ou une condition physique dégradée, le manque de repos, une hydratation insuffisante ou même… une  infection dentaire !

Douleur : une intensité variable

La région concernée deviendra alors rouge et gonflée. Seul votre médecin pourra juger de la gravité du problème. Après avoir palpé la zone et vous avoir interrogé sur vos antécédents et la manière dont le trouble est appru – c’est ce que l’on appelle l’anamnèse – il choisira le traitement le mieux adapté. Celui-ci passera la plupart du temps… par du repos. Mais attention, pas un repos complet. L’articulation doit en effet être mobilisée avec modération pour ne pas s’ankyloser. Le cas échéant et selon la partie touchée, la mise en place d’un strapping pourra s’avérer nécessaire.

Pour calmer l’inflammation et surtout vous soulager, vous pouvez appliquer en plus, de la glace. Un traitement médicamenteux, basé sur des anti-inflammatoires, permettra lui aussi de calmer la douleur. Enfin votre médecin jugera de l’opportunité de mettre en place des séances de rééducation. C’est parfois bien utile, pour solliciter en douceur le tendon touché.

Avant de vous remettre à la pratique d’une acticité physique, la prudence sera de mise. Veillez à vous hydrater suffisamment. Et surtout échauffez-vous ! Enfin, ne négligez pas votre hygiène bucco-dentaire.

 

Source : Institut Régional du Bien-être, de la Médecine et du Sport, consulté le 17 janvier 2012

Les patrons sensibilisés au trouble musculo-squelettique

es maladies professionnelles du type lombalgie ou tendinite concernent plus d’un travailleur sur cinq. Le gouvernement lance une nouvelle campagne de sensibilisation à destination des chefs d’entreprise. .

 

Tendinites de l’épaule, lombalgies, syndromes du canal carpien, arthrose du coude : les troubles musculo-squelettiques (TMS) restent la première cause de maladies professionnelles en France. Une épidémie d’une ampleur inquiétante qui justifie la nouvelle campagne de sensibilisation. A partir de jeudi, des spots radio et des publications dans la presse inviteront les chefs d’entreprises à s’informer sur la prévention des TMS auprès du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé.

Favorisées par des mouvements répétitifs et un travail en position statique, ces affections touchent surtout les muscles, les tendons et les nerfs. «Une grande part des individus en âge de travailler en France sont ou seront directement affectés par des TMS au cours des prochaines années, ce qui aura des répercussions sociales et économiques conséquentes pour les individus et leur famille», prédit un rapport de l’Institut d’études européen Work Foundation paru en 2009. Les populations les plus vulnérables sont les ouvriers et les employés peu qualifiés.

Des marges de progrès importantes

Pour faire passer le message, la campagne 2011 -la quatrième sur les TMS- opte pour un ton décalé. L’un des spots radio diffusés jusqu’au 29 octobre joue la carte de l’ironie en parodiant une émission de télé-achat :«Dites STOP aux douleurs de dos de vos employés ! La solution? Le trampopulseur 3000! Propulsez toutes vos charges les plus lourdes par rebond à quinze mètres en ligne droite!». Une voix plus sobre rappelle ensuite que «prévenir les troubles musculo-squelettiques ne s’improvise pas. Découvrez les vraies bonnes méthodes sur http://www.travailler-mieux.gouv.fr».

Même idée dans la presse, où des dessins mettent en scène des salariés utilisant des méthodes absurdes pour prévenir les TMS comme une femme saucissonnée de coussins pour être plus à l’aise sur son poste de travail.

Jean-Denis Combrexelle, directeur général du travail, a rappelé mardi que l’objectif du gouvernement, qui a fait de la lutte contre les TMS une priorité depuis 2005, était de «stabiliser le nombre de maladies professionnelles». «Il y a des marges de progrès importantes» sur la question des TMS, a-t-il souligné. «On ne réfléchit pas suffisamment dans l’entreprise sur les conditions de travail».

 

 

Selon la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAMTS), les TMS, qui continuent d’augmenter, représentent 85% des causes de maladies professionnelles reconnues pour les actifs du régime général. En 2010, ces maladies, qui touchent tous les secteurs d’activité, ont engendré la perte de 9,7 millions de journées de travail et coûté 930 millions d’euros.

Conseils pratiques pour éviter la tendinite

La tendinite  repose sur des conseils pratiques qui concernent tant l’éviction des facteurs favorisants qu’une bonne hygiène de vie
Quelques conseils pratiques pour éviter les tendinites :
1. ECHAUFFEMENT :
S’échauffer, c’est entrer  très progressivement dans l’effort et les charges de travail, laisser le temps à l’organisme de s’adapter aux contraintes de l’entraînement.
2. PLANNIFIER SES ENTRAINEMENTS :
Prévoir dans l’année une période de remise en condition générale  avec travail foncier, endurance puis progressivement travailler plus spécifiquement  la technique et la force dans la technique.

Avoir des notions de séance (échauffement, activité sportive de la séance et récupération, relaxation),  microcycles (endurance, vitesse, résistance, technique)  et macrocycles d’entrainement.
3. RECUPERATION :
Être attentif à la forme et aux temps de récupération.

 

4. MATERIEL : 
Être exigeant sur la qualité de son matériel qui doit être adapté à l’individu (chaussures, raquettes, etc.)

 

5. GESTUELLE :
Être vigilant sur la gestuelle propre au sport pratiqué. Ne pas négliger les conseils des professionnels du sport (professeurs, moniteurs, médecins, techniciens…).Travailler les antagonistes du geste sportif permet d’améliorer leur rôle freinateur protecteur du geste effecteur.

 

6. SOUPLESSE : 
Améliorer sa souplesse par les étirements passifs afin d’améliorer sa capacité de résistance aux   élongations des  fibres tendineuses. Lutter contre les raideurs musculotendineuses.

 

7. ETAT GENERAL :
Soigner tous ses foyers infectieux (hygiène buccodentaire)

 

8. HYDRATATION :  
S’hydrater très régulièrement (avant, pendant et après l’effort  sportif)

 

9. ALIMENTATION :
Ne pas abuser d’aliments qui favorisent la production d’urée (viandes rouges par exemple)
Eviter le surpoids.

 

10. DEFAUTS  INTRINSEQUES :  
Corriger les éventuels petits problèmes de statiques (semelles)

 

11. PRISE EN CHARGE PRECOCE MEDICALE DES TENDINOPATHIES :
Le délai de cicatrisation dépend en règle de la précocité de la prise en charge : 2 semaines si tendinite récente, 6 à 10 semaines si 1 mois de retard à la prise en charge, 3 à 6 mois parfois 1 an pour une tendinite chronique (+ de 3 mois d’évolution) …

12. BLESSURE : 
Elle fait partie intégrante de la « carrière »  d’un sportif. Après une longue période d’inactivité,  il ne faut pas chercher à retrouver  trop rapidement son meilleur niveau.

 

Troubles Musculo-Squelettiques : première cause de maladie au travail

Les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS) constituent la première cause de maladie profesionnelle en France. Les TMS recouvrent un large éventail de pathologies touchant les tissus mous à la périphérie des articulations. Parmi les pathologies les plus courantes on retrouve la tendinite.

Ces gênes peuvent entrainer un handicap important dans la vie privée mais aussi dans la vie professionnelle, et sont ainsi à l’origine d’un important absentéisme.

Les facteurs de risques sont nombreux et souvent liés :

- La sur-sollicitation des articulations et du dos en raison de gestes répétitifs, mouvements de grande amplitude articulaire, efforts importants, postures prolongées… Elle est liée à la conception des postes de travail, aux choix dans la décomposition du travail, aux cadences…

- Le froid, les vibrations, le stress…

- Des facteurs organisationnels : situations de travail rendues trop difficiles à gérer pour les salariés

- Des facteurs psychosociaux

- L’âge ou l’ancienneté sur le poste de travail

 

Voici la démarche préventive à suivre :

Il faut faire un aménagement ergonomique du poste de travail afin d’éviter ou de limiter :

- l’impact des mouvements répétitifs ou forcés

- des vibrations

- des températures extrêmes

- des postures contraignantes occasionnées par des méthodes de travail, des aménagements de postes, des outils ou des équipements non adaptés aux besoins des travailleurs

Il ne faut cependant pas se limiter à l’aménagement du poste de travail, la prévention doit aussi viser à une meilleure reconnaissance du travail et des compétences mises en oeuvre dans le geste.

Enfin, la participation du salarié est indispensable, il doit être impliqué à toutes les étapes du processus d’analyse des problèmes et de recherche des solutions.

 

prenez soin de vos tendons d’Achille

Beau, grand, courageux, fils d’un roi, Achille est le héros grec par excellence. Demi-dieu, il est quasiment invulnérable depuis que sa mère Thétis l’a baigné, enfant, dans les eaux du Styx. Pourtant, Achille a un point faible : son talon. En effet, les eaux du fleuve n’ont pas atteint le talon par lequel Thétis le tenait. C’est cette faiblesse qui entraînera sa mort.
Après une vie de victoires, Achille mourut devant Troie, atteint d’une flèche au talon.

Quelques dizaines de siècles plus tard, la tendinite du tendon d’Achille est toujours la première faiblesse au hit parade du coureur.


Le tendon d’Achille est le plus gros et le plus solide tendon de l’organisme. Il relie le mollet à la partie osseuse arrière du pied. Son implication dans le mouvement de la course est primordiale. Il transmet à la fois les forces développées par le mollet et reçoit celles provoquées par l’impact du corps au sol. Il est à ce titre le principal « récupérateur d’énergie » du corps (biomécanique). Ses sollicitations sont énormes et ses pathologies nombreuses.

 

Les causes

Les causes de la tendinopathie achilléenne sont nombreuses : déshydratation  au cours de l’effort, manque d’échauffement, mauvais etirements après la course, entrainement trop intensif , prise de certains antibiotiques ou corticoïdes, ou encore chaussures mal adaptées, trop usées ou trop neuves…

 

Les symptômes

Les symptômes sont classés en 4 stades :

§  Douleur du tendon survenant après des activités sportives et cédant facilement au repos ;

§  Douleur survenant au début de l’entraînement pour réapparaitre après l’effort;

§  Douleur permanente à l’effort sportif nécessitant l’arrêt de ce dernier. Ces douleurs peuvent s’intensifier pour devenir permanentes lors de la vie quotidienne ;

§  Douleur vive et brutale: Rupture du tendon qui entraine un handicap fonctionnel majeur et une incapacité à marcher.

 

En cas de douleur même légère, il ne faut pas hésiter à arrêter l’entrainement et aller consulter.

 

Les traitements

Dans un premier temps le repos est indispensable. Afin d’entretenir la capacité musculaire et respiratoire, il faut favoriser la pratique desports non-portants (vélo, natation).

Si les douleurs persistent allez consulter (médecin généraliste, médecin du sport, rhumatologue,…) Les différents types de traitements proposés sont les suivants : séances de Kinésithérapie, strapping, ondes de choc, solution naturelle pour les tendinites comme Cicatendon®, mésothérapie,…Pour en savoir plus sur les traitements.

 

La prévention

Si vous êtes un coureur régulier, il est important de consulter un podologue. Il sera en mesure de déceler d’éventuelles anomalies à vos chaussures de sport par exemple. Il peut également vous confectionner des semelles plantaires qui réduiront le risque de blessure.

Vous pouvez également prendre Cicatendon® dont la composition unique est adaptée au bien-être du tendon. Il participe efficacement au soulagement des tendons, et peut aussi bien être utilisé suite à une activité intense ou à un affaiblissement des tendons.

 

Quels sont les symptômes des tendinites ?

En cas de tendinite, des douleurs apparaissent au niveau du tendon. La peau située à cet endroit est, dans certains cas, rouge et chaude au toucher. Parfois, on entend et on sent le frottement du tendon dans sa gaine. La douleur peut être très vive. On distingue différents types de tendinites selon leur degré de gravité :
  • La tendinite de type I : la douleur apparaît lorsqu’on commence à solliciter le tendon, mais disparaît lorsqu’on bouge.
  • La tendinite de type II : la douleur persiste et augmente au cours de l’effort.
  • La tendinite de type III : la douleur est présente au-delà de l’effort, gêne les gestes de la vie courante et empêche l’entraînement.

Toutes les parties du tendon peuvent être atteintes : le corps du tendon (tendinite proprement dite) ou la partie reliée à l’os (tendinite d’insertion). Quelquefois, ce sont les gaines qui entourent les tendons, et dans lesquelles ils coulissent, qui sont touchées.

Les tendinites affectent de très nombreuses parties du corps : hanche, cuisse (tendinite des adducteurs), genou (tendinite du fascia lata ou syndrome de l’essuie-glace ; tendinite des ischio-jambiers ou syndrome de la patte d’oie ;tendinite rotulienne), coude (tennis-elbow), épaule et omoplate (tendinite du sus-épineux), poignet, talon, cheville, pouce, etc.

Les tendinites du genou

Un peu de vocabulaire.

La souffrance des différents tendons du genou, peut s’exprimer de différentes manières. Il peut s’agir d’une atteinte de l’enveloppe du tendon et l’on parle alors de ténosynovite. Il peut s’agir d’une souffrance du tendon lui-même, que l’atteinte se situe au niveau de la jonction enter le tendon et l’os, ou en plein corps du tendon lui-même. On parle alors de tendinite. Le terme de tendinopathie englobe toutes les souffrances du tendon.

Anatomie

  • Le tendon est une formation anatomique, interposée entre le muscle et l’os. On définie différents segments :
  • le corps du tendon
  • la jonction muscle/tendon
  • la jonction os/tendon (jonction ostéo tendineuse).

Le tendon est riche en eau, environ 50 à 70% . Il est constitué de collagène de type 1 qui représente 75 % de son poids sec, d’élastine (2 %) et d’une substance fondamentale, contenant des glycoaminoglycanes et de cellules qui sont des fibroblastes. Le tendon n’est pas un simple moyen de transmission entre le muscle qui est capable de se contracter, et l’os. Il présente des propriétés visco-élastiques, qui lui permettent de résister à une traction et d’emmagasiner une certaine énergie pour la restituer lors du mouvement.

Un tendon est capable sans dommage de s’allonger d’environ 5 % de sa longueur. Au delà de cet allongement, des lésions irréversibles se produisent, qui vont aboutir à une rupture à 8 % d’allongement.

Pour isoler le tendon et lui permettre un glissement plus facile, il existe une structure péri tendineuse, une gaine synoviale. Il existe également des systèmes de glissement, répartis au niveau des zones où le frottement peut être élevé, qui s’appellent des bourses conjonctives. Le volume du tendon peut se développer en fonction de l’entraînement et ceci jusqu’à la fin de la croissance. Après, un entraînement régulier ne pourra développer ce tendon. De même, en vieillissant, les qualités élastiques et de résistance du tendon diminuent.

Modalités et survenue des tendinopathies

1/ Les tendinopathies de traction

Ce sont celles que l’on rencontre le plus fréquemment au niveau du genou.

Elles peuvent survenir de manière brutale, sur une impulsion, un mouvement puissant, ou, de manière progressive, sur des mouvements répétitifs : freinage, sauts… Le surmenage peut se produire de deux manières :

Soit il s’agit d’une activité sportive, dont la durée s’est largement majorée.

Soit d’une activité sportive dont l’intensité s’est majorée. 

2/ Les tendinopathies par frottement ou compression

Des frottements ou des balayages répétés, débouchent le plus souvent sur une souffrance de l’enveloppe située autour du tendon (ténosynovite) ou de l’atteinte des structures de glissement (bursite). Le cas le plus typique est le syndrome de balayage du tenseur du fascia lata. 

3/ Les tendinopathies par choc direct

Elles sont beaucoup plus rares, se rencontrent volontiers dans les sports de contact. Les lésions sont variables, suivant le type d’agent vulnérant.

On peut rencontrer des lésions péri tendineuses, intra tendineuses, au niveau du corps ou de l’insertion du tendon. 

La pathologie du tendon est le plus souvent en rapport avec une rupture de quelques fibres tendineuses. Dés que cette lésion s’est produite, l’organisme met en marche des processus de cicatrisation. Pendant les trois premiers jours, les polynucléaires et des macrophages, infiltrent la zone lésionnelle. Il s’associe un œdème avec la formation de néo capillaire. A partir du 4ème jour, on assiste à un développement des fibres blastes qui permettent d’aboutir vers la fin de la 3ème semaine à un tissu de granulation. C’est à la fin du 1er mois que se produit la véritable cicatrisation par l’intermédiaire d’un cal tendineux. La régénération complète se situe à la fin du 3ème mois. Le processus de guérison n’est cependant pas acquis, car il persiste au niveau du tendon un déficit de résistance à la traction, qui peut atteindre 30 %. Il semble que la récupération complète nécessite une année. Pour certains, un déficit de 20 à 30 % peut persister. Parfois la cicatrisation est de moins bonne qualité et il persiste au sein du tendon des foyers de nécrose, des nodules fibro cicatriciels, des cavités kystiques, des calcifications.

La qualité de cicatrisation dépend de différents facteurs

Avec l’âge, les processus cicatriciels et de réparation deviennent moins performants.

Ce phénomène s’accélère tout particulièrement après 60 ans.

Contrairement à ce que l’on a longtemps pensé, la mise au repos complète d’un tendon qui présente une souffrance tendineuse, n’est pas forcément une bonne chose. Au contraire, une activité bien dosée et contrôlée améliore la qualité de la réparation tendineuse. A l’opposé, une reprise trop précoce des activités sur un tendon fragilisé, est alors très péjorative.

 

 

 

LA TENDINITE ROTULIENNE

 

C’est de loin la plus fréquente des tendinites du genou.

Anatomie

Le tendon rotulien est un épais ruban fibreux, extrêmement solide, qui s’étend de manière plus ou moins oblique, en bas et en dehors de la pointe de la rotule, à la tubérosité tibiale antérieure. Son épaisseur est en moyenne de 7 mm. Il est de forme un peu triangulaire, puisqu’il mesure 3 cm à sa partie supérieure et 2 ,5 cm à la partie inférieure. 

Les tendinites rotuliennes sont le plus souvent des tendinites d’insertion au niveau de la pointe de la rotule. Elles se rencontrent volontiers dans les sports qui nécessitent des courses, des impulsions, des sauts. Parmi les sports on retrouve l’athlétisme (saut), le basket, le volley, le handball, le football, le ski.

La localisation au niveau de la pointe de la rotule est la plus fréquente, puis celle au niveau du corps du tendon et enfin, celle au niveau de l’insertion basse sur la tubérosité tibiale antérieure. Le début des troubles est habituellement progressif, dans quelques cas il est brutal.

Suivant l’intensité de la pathologie, on retrouve des douleurs au repos : position assise, conduite automobile, lors de la vie courante : montée des escaliers, descente des plans inclinés, efforts de flexion bi ou unipodal. Il peut s’agir d’une douleur de dérouillage où le sportif est gêné pendant les premières minutes et dés que l’échauffement s’est effectué, la douleur disparaît complètement pour ne réapparaître que lorsque le sport est arrêté ou lorsqu’il a été trop prolongé. Dans les cas les plus légers, la douleur ne se retrouve que lorsqu’il s’agit d’efforts d’intensité importante.

L’examen clinique doit être bilatéral et comparatif. A la palpation on retrouve une douleur à la pointe de la rotule, qu’il est parfois plus facile de mettre en évidence, en appuyant sur la base de la rotule, pour permettre à la pointe de se soulever et ainsi de mieux se dégager. Le genou lors de cet examen est en extension. C’est la palpation qui retrouvera la localisation exacte de la douleur. Pointe, corps, insertion au niveau du tibia.

Cette palpation peut retrouver un épaississement, une encoche, un véritable nodule…

Les tests cliniques sont utiles : mise en tension du tendon dans les différentes courses. Compte tenu de la puissance du muscle quadriceps, il set souvent préférable de mettre le sujet en charge, en appui sur une seule jambe et de lui demander de fléchir son genou, ce qui reproduit habituellement la douleur, qu’il est capable de localiser de manière tout à fait précise.

Les examens complémentaires comprennent de manière systématique des radiographies simples de bonne qualité, avec les trois clichés habituels.

Le cliché de profil est le plus intéressant, puisqu’il permet de visualiser la hauteur de rotule, un éventuel épaississement du tendon rotulien, si la définition de l’imagerie est suffisance, l’existence de calcifications, voir de véritables ostéomes, séquelles de maladie de croissance ou d’arrachement. On visualise en outre la hauteur de la rotule, par rapport au plateau tibial, , une dysplasie de trochlée.

L’échographie est un examen très performant qui permet de visualiser le nodule, l’épaississement, les bursites associées.

La résonance magnétique est un examen très performant, d’autant que l’on bénéficie à la fois de coupes sagittales et horizontales.

 

 

LA TENDINITE QUADRICIPITALE

Le tendon quadricipital est formé par la réunion des tendons des quatre portions du quadriceps et se répartissent en 3 plans de la superficie à la profondeur.

Cette tendinite se rencontre dans les sports qui font appel à des efforts dynamiques en charge, des impulsions brusques ou des blocages en flexion violente : haltérophilie, escrime, volley, basket, patinage. Les lésions se situent surtout au niveau du plan superficiel, du droit antérieur et du plan moyen externe, vaste externe.

Le geste déclenchant semble être surtout les contraintes de freinage brutal, imposées au quadriceps, lors de réceptions de sauts. Le mécanisme est sans doute un étirement violent et répété du tendon.

La douleur est d’apparition progressive, le plus souvent. Le début brutal se retrouve plus volontiers chez les sujets à forte corpulence ou lors de ports de charge importantes.

La localisation est antérieure, plus volontiers située sur la partie externe de la base de la rotule.

Comme pour le tendon rotulien, différentes intensités sont possibles.

L’examen clinique caractéristique retrouve une douleur provoquée à l’étirement passif. La douleur lors de la contraction isométrique est principalement retrouvée en charge, en station unipodale.

La palpation retrouve un point douloureux exquis, plus souvent repéré en faisant basculer la rotule. Le point est souvent médian et superficiel, juste sur le bord de la base de la rotule, voir un peu plus haut. Il peut déborder au niveau du surtout fibreux péri rotulien. La localisation externe, un peu au dessus de la base de la rotule est également fréquente. On ne retrouve habituellement pas de nodule, mais parfois un empâtement localisé.  Exceptionnellement, une encoche traduit une rupture partielle.

Les examens complémentaires :

La radiographie standard de profil, recherche un épaississement du tendon et des calcifications qui sont extrêmement fréquentes. Elles sont habituellement en forme d’épine, parfois morcelées.

L’échographie n’est pas très facile car on se situe à proximité de la zone osseuse. On peut retrouver une zone hypo-échogène qui correspond à une rupture partielle, une bursite ou une zone cicatricielle.

L’IRM est utile, principalement en cas de doute, ou en pré chirurgical.

 

 

LA RUPTURE DU TENDON ROTULIEN

C’est la plus fréquente des ruptures de l’appareil extenseur du genou. Elle survient rarement de manière initiale. Le mécanisme en est habituellement une prise d’appel avec contraction du quadriceps, genou en extension. Cette rupture du tendon rotulien survient habituellement dans un contexte de tendinite chronique, que le genou ait été opéré ou non.

Les infiltrations de corticoïdes semblent être un facteur favorisant de ces ruptures tendineuses.

L’examen clinique est habituellement facile et le diagnostic est vite posé. Le patient ressent une violente douleur au niveau de son genou, l’impulsion est stoppée, c’est la chute. L’impotence fonctionnelle secondaire est totale.

Si l’examen clinique est effectué dans les quelques heures qui suivent l’accident, on peut retrouver une dépression, traduisant l’encoche de la rupture. La rotule est située trop haute, le lever de jambe est impossible.

La radiographie confirme l’ascension de la rotule, rassure sur l’absence de fracture.

Parfois le diagnostic est plus difficile à poser, surtout s’il se situe dans un contexte d’entorse grave du genou.

 

LA RUPTURE DU TENDON QUADRICIPITAL

Elle est beaucoup plus rare que la rupture du tendon rotulien. Elle se retrouve plutôt dans des mécanismes de réception de sauts, de chute sur les genoux en flexion forcée.

La douleur est de siège sus rotulien, un peu au dessus de la base de la rotule. Si l’examen est précoce, on peut retrouver une encoche. L’impotence fonctionnelle est totale. On retrouve une hémarthrose systématique.

La radiographie montre une rotule un peu trop basse.

L’échographie peut être nécessaire pour confirmer la rupture si l’on se trouve à distance de l’accident.

 

LE TRAITEMENT MÉDICAL DES TENDINITES DU GENOU

Le repos

Le repos complet est rarement indiqué. En effet, il présente plus d’avantages que d’inconvénients. Il favorise une importante amyotrophie et ne semble pas diminuer le temps de récupération.

On lui préfère le repos relatif, que ce soit dans des cas aigus,  la mise en décharge relative par une paire de cannes anglaises, l’utilisation de strapping ou de genouillère.

Les traitements médicamenteux

Les traitements anti-inflammatoires, non stéroïdiens, ont une action variable sur la tendinite rotulienne ou quadricipitale.

Ils sont sûrement indiqués en phase aiguë, par contre à la phase chronique, ils ont beaucoup moins d’intérêt. Il peuvent être utilisés soit sous forme de comprimés, soit sous forme de gel, ou de patch.

La mésothérapie semble moins efficace au niveau du tendon rotulien que du tendon d’Achille. On utilise des mélanges, habituellement associés à un anti inflammatoire, un vasodilatateur et un anesthésique.

Le nombre de séances est fonction des résultats.

Les infiltrations locales

Leur utilisation est très controversée. Leur nombre doit toujours être limitatif, il doit être effectué en péri tendineux et doivent s’accompagner d’un repos sportif complet dans les suites immédiates.

La kinésithérapie peut utiliser plusieurs techniques.

La physiothérapie utilise plusieurs techniques : ultrasons, courant antalgique, laser…

Le massage transversal profond est un massage très puissant appliqué comme son nom l’indique transversalement au tendon et ce de manière très appuyée. Dans le même esprit on peut utiliser des techniques de crochetage avec des instruments dont le but est de pouvoir effectuer un massage plus large et plus précis au niveau de la zone douloureuse.

Les appareils d’électrostimulation peuvent être utilisés à la fois comme appareils de drainage, mais également dans un but de renforcement musculaire.

En dehors du classique traitement d’étirement des plans postérieurs et surtout antérieurs, avec technique de contracté relâché, une technique originale a été développée par l’équipe de STANISH. Il s’agit d’un protocole en excentrique effectué en chaîne fermée.

Trois orientations existent dans ce traitement :

  • Augmenter la longueur et l’élasticité de l’unité muscle/tendon par des étirements.
  • Augmenter progressivement la charge pour faire progresser les limites de la résistance du tendon.
  • Travailler la vitesse de contraction et donc les amortissements pour augmenter les possibilités de résistance aux contraintes sur le tendon.

La première phase insiste sur le travail à orientation statique, c’est à dire à une musculation sans déplacement, que l’on effectue simplement de la façon suivante : le patient fléchit les genoux pieds à plats, haut du corps vertical en débutant par une flexion à 30°. Cette position est maintenue quinze à trente secondes et répétée trois à cinq fois. Chaque jour la flexion est augmentée pour obtenir en fin de compte 45 à 60°. Ces exercices seront les seuls à exécuter pendant la 1ère voire la seconde semaine, en fonction de l’importance des phénomènes douloureux.  Si les douleurs semblent se majorer, il faudra alléger le programme et recommander au patient de se relever de cette position à la force des bras.

La seconde phase débute à la 3ème semaine. Elle est composée d’exercices orientation excentrique que l’on effectue de la façon suivante : Il s’agit d’exercices dynamiques de flexion entre 10° et 45°de flexion des genoux, comportant donc une descente puis « un relevé » du tronc en veillant à ne pas avoir un arrêt brutal et en essayant d’amortir le plus possible. Cet exercice est répété 3 fois par séries de 10. Il s’agira au début de flexions lentes puis de flexions intermédiaires et le 6ème et le 7ème jour de flexions rapides.

Toute séance de travail sera précédée d’exercices d’échauffement, de massage et surtout d’étirements de l’appareil extenseur du genou. Ces mêmes étirements seront répétés en fin de chaque exercice. Le glaçage du tendon douloureux sera systématique en fin d’exercice.

Le traitement s’étale sur 4 à 6 semaines, en fonction de l’importance de la tendinite. Les sports non traumatisants pour le tendon, (notamment natation et vélo en moulinant) seront réintroduits à la 2ème semaine, à condition d’être pratiqués après une séance d’échauffement et d’étirements et que le tendon soit glacé en fin d’activité.

En cas de douleur persistante et malgré un traitement médical bien conduit, on peut être amené à proposer un traitement chirurgical.

 

BIBLIOGRAPHIE

 

H. BARD. Physiopathologie des tendinopathies. Congrès sport et appareil locomoteur. 6ème journées de Bichat. Mars 93. 50-66.

F. COMBELLES, J. MERAT Tendinite quadricipitale. Aspect anatomique, diagnostique et thérapeutique. J. Traumatol. Sport. 1985, 2,81-87.

 

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